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Nuit d'angoisse pour une mère et ses deux garçons, piégés sur l'autoroute 13

Crédit :Josée Guidi

Treize heures. C'est le temps qu'a passé Josée Guidi sur l'autoroute 13, piégée dans sa voiture en pleine tempête de neige, dans la nuit de mardi à mercredi. Sur la banquette arrière, ses fils Mathieu, 13 ans et Alexy, 3 ans.

Peur. Doutes. Incompréhension. Inquiétude. Frustration. Josée a vécu toute la gamme des émotions pendant cette nuit apocalyptique... sauf l'impatience et la panique. « Je suis une mère! lance-t-elle au bout du fil. Si j'avais paniqué, si j'avais commencé à stresser, à capoter, les enfants l'auraient senti... et ils auraient fait la même chose ».

C'est lorsque ses garçons dormaient, en pleine nuit, que Josée s'est permise de pleurer... un tout petit peu, en silence. « Je me suis vraiment demandé ce qui se passait, si quelqu'un viendrait et à quel moment on sortirait de là », confie-t-elle.

Rappelons que dans la nuit du 14 au 15 mars, le Québec a reçu entre 20 et 70 cm de neige, selon les régions. La situation sur les routes a vite dégénéré; sur l'A13, en direction sud, entre les autoroutes 20 et 40, quelque 300 véhicules sont restés coincés toute la nuit dans un énorme bouchon de circulation (on estime que cela a touché environ 1000 personnes). La cause? Deux camions semi-remorques se sont enlisés et bloquaient complètement les trois voies de l'autoroute.

En route à 18h45

Cette éducatrice en garderie, résidante de Lachine, a quitté la maison vers 16h45 mardi. Son ado avait un match de hockey à Ville Saint-Laurent, un match de série, auquel il tenait. À bord de son Dodge Caravan, en plus de son joueur de hockey, elle emmène Alexy, 3 ans. « Il neigeait mais ce n'était pas si pire, dit-elle, j'ai décidé de me rendre à l'aréna, tranquillement pas vite ».

À 18h45, elle repart de là, confiante d'être chez elle dans l'heure suivante. « Ce trajet prend habituellement 20 minutes », souligne-t-elle.

Vers 19h, elle prend la bretelle de l'autoroute 13... et c'est le début de l'enfer. Entre 19h15 et 22h, elle parcourera quelques mètres seulement. Puisqu'il était prévu que les enfants soupent dans la voiture à l'aller, ils ont un peu de nourriture : des restants de sandwichs, des craquelins, du fromage. Josée, par instinct, laisse ses enfants manger et boire. Elle ne touche à rien. « On avait un fond de bouteille d'eau, trouvée par hasard dans l'auto et évidememment gelée », précise-t-elle. Elle réussira à la faire fondre pour que ses fils s'hydratent un peu.

À minuit, tout s'éteint

Vers 23h, les autos n'avancent plus. Josée a, par chance, de l'essence. Elle a aussi son téléphone et son chargeur. Elle écoute la radio, parle avec son conjoint, envoie des messages texto à ses proches. « J'ai dit aux garçons de dormir, qu'on ne pouvait rien faire, de toute façon. »

Calme et méthodique, elle démarre le véhicule toutes les vingt minutes pour que tous trois restent au chaud. Sa hantise, c'est que les enfants aient froid. Et qu'Alexy se fasse pipi dessus... « Il est propre le jour mais la nuit, habituellement, il porte une couche. Je me suis dit : s'il fait un dégât, je n'ai pas de vêtement de rechange, je n'ai rien. Et puis, il va geler! » 

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