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Les crises de colère chez les enfants

Bien que parfaitement normales et très répandues, les crises de colère de nos enfants nous déconcertent et amènent souvent un grand sentiment d’impuissance.

Comment réagir devant ce débordement de colère et d’agressivité?

Tous les parents y goûtent un jour!

Dimanche après-midi, l’épicerie est bondée et voilà Marie-Lou, 3 ans, qui désire des sucreries. C’est le dilemme… Si j’accepte, elle prendra vite l’habitude de quémander des gâteries, si je refuse, c’est la crise assurée! Que faire? Lui expliquer? Elle risque d’y voir une porte ouverte à l’argumentation et à la négociation et risque fort, de toute façon, de ne pas comprendre. Émettre un non catégorique et ferme? Mais est-ce que ce sera suffisant pour la convaincre? Pas certain… Finalement, on refuse du bout des lèvres et la voilà partie: elle pleure, argumente, se cramponne lorsqu’on veut l’éloigner du présentoir et hurle lorsqu’on monte le ton.

Bien qu’une majorité de parents fasse l’expérience, un jour ou l’autre, de la gêne et de la honte de voir son enfant crier à tue-tête dans un lieu public, quand ça nous arrive à nous, on a l’impression d’être le seul parent de la planète à n’avoir pas réussi à enseigner la gestion des émotions à sa progéniture. On croit que toutes ces têtes qui se tournent vers les cris nous jugent d’être de si mauvais parents. Dans le fond, la plupart d’entre eux se disent: « Pauvre parent! Je me rappelle quand c’était moi. »

Les crises selon les âges

Il est tout d’abord de première importance de clarifier ceci: les crises de colère chez les enfants (en particulier entre 2 et 4 ans) sont tout à fait normales! Il ne faut donc pas s’en alarmer ni y voir la manifestation d’un trouble de comportement majeur. Bien que tous les enfants ne manifestent pas avec autant de vigueur leurs émotions négatives, il faut s’attendre à ce qu’un petit, doté à la base d’un tempérament fort et extraverti, exprime la peur, l’anxiété, la déception la colère et la peine de façon bruyante, que ce soit par des larmes, des cris ou parfois des gestes agressifs.

Les crises de colère débutent généralement vers l’âge de 18 mois à 2 ans pour se terminer avant l’entrée scolaire. Elles atteindront leur « apogée » vers l’âge de 3 ans avec des crises qui peuvent parfois durer plus d’une heure, accompagnées de manifestations variées telles que cris, pleurs, gestes incontrôlés (« bacon » par terre…), bris ou lancer d’objets. Certains enfants iront même jusqu’à se faire vomir, se cogner la tête, s’arracher les cheveux ou s’automutiler. Bien qu’impressionnantes, ces crises sont « normales » à cet âge et beaucoup d’enfants en feront, au grand dam de leurs parents.

Les crises chez les plus de 6 ans sont toutefois quelque peu différentes. En effet, contrairement aux petits qui font des crises parce qu’ils n’ont pas encore appris à gérer leurs frustrations, les enfants d’âge scolaire ont maintenant le contrôle de leurs actes. Ainsi, même si la colère, elle, est incontrôlable, c’est l’enfant qui choisi les façons de l’extérioriser. S’il perdait vraiment le contrôle de lui-même, il serait incapable de coordonner ses mouvements de façon à tourner une poignée de porte ou diriger sa main afin de donner un coup. Il crierait de façon incohérente et serait incapable de choisir les paroles blessantes et les insultes qui font le plus réagir ses parents… Donc, à l’âge scolaire, une crise n’est pas une perte de contrôle mais une prise de contrôle! Elle vise généralement à punir le parent qui est à la source de la frustration. La règle d’or est donc de s’assurer que l’enfant n’a aucun gain par son comportement et que la crise est totalement inutile et ne dérange que l’enfant.

Pourquoi?

Les causes sont multiples, toutefois, chez les tout petits (2 à 4 ans) elles sont le plus souvent un indice que l’enfant n’a pas encore développé suffisamment de maîtrise sur ses émotions ou le vocabulaire nécessaire afin de les exprimer verbalement. Imaginez donc que vous tentez d’exprimer votre colère dans une langue que vous ne maîtrisez pas très bien…

Chez les plus vieux, les excès de colère peuvent être l’indice d’une forte anxiété, d’un problème d’impulsivité ou simplement une mauvaise habitude que l’enfant n’a pas encore surmonté, faute d’outils ou de soutien. De plus, si les crises apportent à l’enfant des gains (ou lui en ont rapporté par le passé) il sera évidemment tenté de les reproduire. C’est le principe du billet de loterie: « Si j’ai une chance de gagner, pourquoi ne pas tenter le coup… »

Quelques conseils
  • Clarifiez avec l’enfant, par des exemples et des mises en situation, ce qu’il PEUT faire lorsqu’il est en colère et ce qui est interdit. Montrez-lui aussi ce qu’il peut faire pour se calmer lorsqu’il est fâché (respirer à fond, dessiner, pleurer silencieusement, etc.)
  • La première étape est, bien entendu, la reconnaissance des émotions. Assurez-vous que l’enfant sait reconnaître la colère en lui et chez les autres. Pour ce faire, dites-lui clairement ce qu’il ressent lorsque vous le voyez submergé pas des émotions négatives: « Ho! Sarah, je crois que tu es fâché hein? » Enseignez-lui aussi à reconnaître les émotions sur le visage de ses copains ou des personnages de ses émissions préférées.
  • Par des mises en situations, des démonstrations avec des poupées, des Barbie ou des marionnettes et par des exemples concrets, enseignez à l’enfant à faire la différence entre les bonnes et les mauvaises façons d’exprimer sa colère.

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