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Alimentation

L’alimentation au secours des femmes

Depuis quelques années, le lien entre l’alimentation et la santé a été prouvé scientifiquement d’où cette explosion des aliments-médicaments, encore appelés « alicaments ».

Les alicaments sont par exemple les œufs enrichis en oméga-3 ou les produits laitiers avec plus de calcium, les jus de fruits contenant plus de vitamines, etc. De plus en plus d’études s’intéressent plus précisément aux liens entre l’alimentation, la fertilité et le cycle menstruel. Une alimentation adaptée à chaque femme contribue à diminuer les dérangements et les perturbations des cycles menstruels et de la fertilité. Encore faut-il d’abord connaître son cycle et arriver à identifier les différentes manifestations de sa fertilité et de leur perturbation. Pour cela, l’utilisation de la méthode sympto-thermique est l’une des méthodes naturelles les plus efficaces. Par la prise de température basale quotidienne et le relevé des caractéristiques de la glaire cervicale et du col de l’utérus, les utilisatrices sont capables de déterminer les périodes de fertilité et d’infertilité. Les femmes ont ainsi une vision globale de leur cycle, apprennent à mieux connaître leur corps et peuvent adapter leur alimentation en conséquence.

Les douleurs menstruelles ou dysménorrhées

Les femmes qui ont plus de douleurs possèdent plus de prostaglandine ou sont plus sensibles à son effet que la normale. Cette hormone en effet, entraîne des contractions exagérées de l’utérus, ce qui provoque des crampes. Elle cause aussi de l’inflammation qui entraîne un ballonnement et des douleurs. Certaines femmes ont des nausées, des vomissements, de la diarrhée ou des maux de tête durant cette période. Les personnes les plus à risque sont les jeunes filles et les jeunes femmes n’ayant pas encore eu d’enfant, les femmes qui ont des règles très abondantes ou très longues, les femmes souffrant d’obésité, les femmes qui ont les trompes ligaturées et celles qui sont exposées au stress, au tabac et à l’alcool.

Pour prévenir ces douleurs 
  • Boire beaucoup d’eau. La vasopressine, hormone antidiurétique, stimule les contractions des muscles lisses de l’utérus. Pour diminuer ces contractions, il faut boire au moins huit verres d’eau par jour quelques jours avant les menstruations.
  • Consommer davantage de poissons gras (maquereau, saumon, hareng, sardines), d’huile et de graines de lin, ainsi que d’huile et de graines de chanvre, qui sont des sources importantes d’acides gras oméga-3, utilisés pour bloquer la production de prostaglandines pro-inflammatoires.
  • Manger moins de margarine et de graisses végétales (surveiller les gras trans), de viande rouge, de sucres raffinés qui produisent des prostaglandines pro-inflammatoires.
  • Prendre des compléments alimentaires. La vitamine B12 renforce les effets des acides gras; la vitamine E, antioxydante, empêche la destruction des acides gras; le magnésium et le calcium sont des relaxants musculaires qui aident à diminuer les crampes; la vitamine D aide à l’absorption du calcium; les minéraux et multivitamines sont essentiels pour la fabrication des acides gras oméga-3.
  • Bien dormir et se relaxer. Le besoin de sommeil varie dans sa durée d’une personne à l’autre. Le manque de sommeil accentue le stress qui peut provoquer des douleurs en plus d’autres symptômes. Il est donc important de savoir se reposer et se relaxer.
  • Pratiquer des exercices modérés et réguliers. L’exercice diminue l’anxiété et améliore la résistance au stress. Il conduit l’organisme à produire des endorphines, des hormones qui procurent un bien-être et qui calment la douleur. Les personnes actives sont ainsi mieux préparées à faire face aux tensions ou aux urgences lorsqu’elles se présentent ou s’accumulent.
  • Limiter les boissons énergisantes et celles qui contiennent de la caféine; elles empêchent de se relaxer.
Menstruations trop longues ou trop abondantes

Plusieurs causes peuvent expliquer des menstruations trop longues ou trop abondantes : l’endométriose, la période qui suit l’arrêt des contraceptifs oraux, le manque de progestérone, une baisse de la fonction thyroïdienne, un surplus de poids, le syndrome des ovaires polykystiques, les fibromes (tumeurs de la partie musculaire de l’utérus) ou d’autres états qui contribuent au problème. C’est pourquoi il est important de consulter un médecin pour s’assurer de sa bonne santé et une fois celle-ci confirmée, pourquoi ne pas essayer une modification nutritionnelle?

Si vous perdez trop de sang ou au contraire si vous avez des pertes rouge clair avec de la glaire, c’est le signe que votre mécanisme de cicatrisation de l’utérus ne fonctionne pas aussi bien qu’il devrait.

Pour améliorer la cicatrisation
  • Manger des aliments contenant du fer comme la viande, les haricots, la mélasse noire, les œufs, les légumes verts. L’ingestion de vitamine C au même repas augmente l’absorption du fer.
  • Boire du lait, riche en vitamine A qui accélère le renouvellement cellulaire, vitamine D qui affecte les mécanismes de cicatrisation, vitamine E qui intervient par ses propriétés antioxydantes et vitamine K qui induit la production de protéines de cicatrisation.
  • Prendre des compléments alimentaires : vitamine A (œufs, oranges, carottes, pommes de terre douces, abricots), vitamines B (céréales, légumineuses, œufs, viande de porc, foie, légumes verts, fromage), vitamine C (goyaves, cassis, persil, poivrons, estragon, choux, citron, etc.), vitamine K (foie, brocolis, artichauts, céleris, bananes, flocons d’avoine, la plupart des légumineuses), vitamines E (les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisins, les noisettes et amandes, le germe de blé et les poissons gras) , vitamines D (huiles de poisson, poissons gras), des acides gras essentiels, du fer et du zinc.
  • Si un saignement fort imprévu vous surprend, prenez des comprimés de chlorophylle. Riches en vitamines K, ils agissent rapidement pour diminuer les saignements.
Référence
  • Marilyn M Shannon; 2009; « FERTILITY, CYCLES & NUTRITION », 4th Edition; The couple to Couple League International, Inc.

Par Emmanuelle Maurin

Seréna

Seréna est un organisme sans but lucratif ayant pour mission d'habiliter les femmes et les couples à gérer leur fertilité de façon naturelle et efficace, en leur offrant une meilleure connaissance du cycle féminin. L’organisme se spécialise dans le développement et l'enseignement de la méthode sympto-thermique. L’action de Seréna est appuyée sur le respect de la personne humaine (femme, homme et enfant) et de l’environnement.  Elle valorise la connaissance de soi, la santé naturelle, l’autonomie, le dialogue dans le couple et la prise en charge de la fertilité par le couple. Seréna Québec 6646, rue Saint-Denis Montréal, QC H2S 2R9 Tél. : 514-273-7531 info@serena.ca

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